delires ou pas

30 novembre 2018

Le Monstre (juin 1990)

"Je suis là et je parcours la vie comme si je n’en faisais pas partie. Je croise des gens, je vois tant de choses ! Je viens d’un endroit qui aurait pu être magnifique, qui aurait dû être magnifique. Mais cela n’est pas le cas.
Alors je suis là, et j’observe les autres. Et j’ai toujours l’impression que je n’appartiens pas à leur monde ! Eux, ils voient le bonheur, ils voient la beauté……
Moi, quand je regarde le monde, je vois le pire. Je vois ce dont l’humain est capable, je vois la cruauté, la souffrance, l’horreur ! Même si je ne le vois pas, je sais que tout cela est là, tapi au fond de nous ! Tel le monstre de l’enfance qui se cache sous le lit ou dans l’armoire ! Je vois que tout peut basculer comme ça, l’espace d’un instant ! Car le monstre a un visage humain et me suit où que je sois.
Il me piste, il me guette ! Pas besoin de me retourner, son ombre est et sera toujours là ! Alors je suis là, sans être vraiment là ! Je vis, je me lève le matin…..Mais je n’ai qu’une hâte, me réfugier en moi ! C’est devenu tellement naturel de « faire semblant » d’appartenir à un monde que je ne comprends pas, un monde qui aurait dû être le mien mais ne le sera jamais ! Car le monstre est là, prêt à bondir, prêt à agir et je sais qu’il est là !!
Je sais ce qu’il peut faire, ce qu’il veut faire, alors je fais semblant, je triche, je gagne du temps ! C’est mon monstre, et parfois je croise des gens qui ont aussi leur monstre tapi dans l’ombre ! Certains ressemblent au mien, d’autres sont différents ! Ces derniers savent ce qu’ils sont, ils ne se cachent pas vraiment ! Sitôt chez eux, ils agissent, se déchaînent !!
Et moi, je suis là, avec mon monstre et je vis, du moins j’essaie ! Mon monstre à moi, il est le silence de mon enfance, il est la peur, la colère, il est une partie de moi, il est l’enfant solitaire qui ne disait rien, l’enfant qui écrivait sa colère et sa haine d’un monde qu’il trouvait tellement moche et cruel !
Mon monstre à moi, il sera toujours mon compagnon, il sera toujours là pour me dire que le monde est souvent bien plus moche que ce que croient les autres si insouciants ! Mon monstre à moi, il me dit quand un autre monstre est en approche, il me dit quand l’enfant en moi doit aller sous sa couverture avec son cahier et son crayon ! Car ce monstre en moi, je l’ai apprivoisé, je lui ai montré que le monde peut aussi être beau mais je ne l’ai pas tué car il est plus fort ! De toute façon, le tuer serait aussi me tuer !
Mon monstre à moi, c’est moi-même, c’est moi, le résultat de ma famille ! C’est la version adulte de l’enfant terrifiée face aux adultes, aux géants ! C’est moi, la partie de moi qui me dit que la vie n’est qu’une immense simulation du bonheur mais qui arrive cependant à créer de petites joies quand le monstre dort!"

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"Encore une journée de terminée. Une journée de passée et je suis dans mon lit ! Impossible de dormir ! Impossible de fermer les yeux ! Je suis fatiguée, épuisée mais rien ne pourra m’endormir.
Alors, je pose sur mes genoux mes fidèles amis : mon papier et mon stylo ! Et j’écris, sans penser, sans prévoir ! Ça vient, ça sort de ma tête et il faut que j’écrive car je suis seule, même avec mon ami qui dort près de moi ! Je suis seule au monde, enfermée dans ma tête ! Plus seule que jamais !
Jamais je n’aurais cru revivre ce sentiment, mais j’avais oublié les leçons de l’enfance, j'avais oublié que je ne suis que le fruit de cette enfance, cette famille! J’avais perdu ma méfiance ! J’avais espéré ! Trop espéré pour rester lucide ! Et cette nuit, je me réveille ! Quand on naît dans le malheur, on vit dans le malheur, il nous rattrape ! Un moment, il nous devance et nous tombe dessus sans qu’on s’y attende vraiment ! Aujourd’hui, cela s’est produit ! Du moins la nuit passée !
Une nuit ancrée dans ma mémoire, que rien ne pourra plus effacer !
Et je suis là, moi, toujours là !! Jusqu’à cette nuit passée, je pensais que j’avais enfin échappé au cercle ! Je pensais bêtement que mon passé, mon enfance n’était plus qu’un cauchemar irréel ! Mais il est revenu ce passé, ces souvenirs, cette absence de souvenirs de ne serait-ce qu’un bonheur fugace ! En partant loin, j’espérais pouvoir y échapper, à défaut de pouvoir vraiment vivre dans un monde qui ne sera jamais le mien ! Mais on n’échappe jamais à son enfance !!!!!!!
Un coup de fil et tout cela est parti en fumée ! Tous ces espoirs de semblant de normalité, de petits bonheurs…….Il n’en reste rien !!
Et demain, je vais devoir replonger dans ce passé, les revoir tous ! La peur et la haine vont à nouveau revenir à la surface !! Surtout la haine ! Sentiment implacable et destructeur !!
Un coup de fil pour dire qu’une vie n’est plus, une voix familière mais si froide, si impersonnelle pour balancer quelques mots : « ton père est mort cette nuit à 2h33 aux Urgences de l’Hôpital ! »
Cette seule phrase !! 2h33 !! C’est important l’heure précise de notre mort ??
Et voilà, il est parti comme il était venu, en silence, seul, et sans un mot ! Disparu, fini, plus rien !! Juste trois photos de lui : celle de sa carte d’identité, de son livret militaire et une autre avec l’ex belle-mère ! Trois photos d’un homme qui était mon père ! Et une montre cassée récupérée à la morgue ! C’est tout ce qui reste de l’homme de 60 ans qui était mon père ! Ça et les clefs de son appartement dont je devrais m’occuper, en plus des obsèques, des avis de décès………
26 janvier 2004 2h33, un homme est mort, seul, aux Urgences ! C’était mon père !!!! Un homme que je ne connaissais vraiment que depuis deux ans, silencieux, malheureux, plein de secrets qui le séparaient de moi, et plein de honte pour le passé !! Un homme, deux années sur 33, pour le connaître et l’aimer ! Et puis hop, plus rien, juste ce silence, cette montre cassée, des clefs, trois mauvaises photos !! Rien d’autre !!!!!!!! Et demain, je vais devoir retrouver un frère et une sœur que je hais pour leur dire, et appeler une femme supposée être ma mère ! Je vais devoir le dire à sa dernière ex-femme, à mes demi-frère et sœurs !! Comment dire à des gamins que leur père est mort ????????? Comment trouver les mots ?????????? Je laisse ce soin à leur mère avec la vision du résultat !!
C’est injuste, tellement injuste !!!!! Pourquoi ?? Pourquoi maintenant ??
Je vais devoir « gérer » seule : prévenir la famille, ses amis, organiser les obsèques, s’occuper de « liquider » ses affaires ! Aller à son appartement, faire l’inventaire et décider !! Moi, je dois faire tout ça ! Moi, l’étrangère, l’intruse durant 22 ans dans cette famille !
Alors, je vais le faire après les pleurs ! Et le temps de la colère viendra ! Je vais leur dire à tous ! Leur crier ma haine totale !!! Je vais enterrer mon père, m’occuper de ses affaires, faire front ! Et puis, je vais « partir au combat », les remettre à la place qu’est la leur, dans ma petite galerie des monstres humains ! Et je ne perdrais pas le contrôle, ils vont plier devant moi, se soumettre !
Car cette nuit, mon père est parti, seul, malheureux, après une vie de silence, de fuite, de malheur !! La sale gosse débile va devenir un petit monstre de haine et de froideur, je vais les mépriser, les écraser par ma haine et avec les mots "

Au revoir, Papa! Merci pour ces deux années où tu as été là, où tu m'as laissé entrer! Merci pour m'avoir dit la semaine dernière de ne jamais me taire face à eux, erreur que tu as commise! Rien que pour ça, Merci!!!!!! Merci pour ces cafés au bistrot des Halles tous les samedis, à imaginer la vie des passants, à en rire!! Merci d'avoir été là ces deux années, près de moi, sans fuir! Merci d'avoir été mon père, de m'avoir laissé t'aimer!
(27 janvier 2004)

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Vide (décembre 1982)


Je suis là, je vis, j’existe, je respire. Mais c’est comme si cela n’était qu’une illusion. Ma place n’est nulle part ! J’observe le monde, la vie qui m’entoure mais je suis à l’écart. C’est ainsi, je ne suis de nulle part et je n’ai aucune place ! Aucun endroit où être moi, aucun être avec qui être moi !
Ma vie n’est qu’une comédie, ou un drame ! De ma naissance à aujourd’hui, je ne suis rien, pour personne ! Et le monde m’est étranger ! C’est étrange, cette impression : se sentir une étrangère chez soi, sentir que nous ne sommes pas la bienvenue ! Savoir que personne ne s’intéresse à ce que vous êtes réellement !
Il n’y a que le papier qui se sent un peu concerné ! C’est bien le papier : pas d’insultes en retour, pas de coups, pas de réflexions humiliantes ! Juste un silence bien agréable qui accueille mes pensées, qui reçoit mes plaintes, mes petits bonheurs, ma solitude !!
Je vis, mais je ne vis pas ! Je pense, je respire, je vois, j’interprète, je raisonne ! Mais tout le monde s’en fiche ! Pour les autres, je ne suis rien du tout, juste celle qui ne devrait pas exister, celle qu’on ne voulait pas !
Il n’y a que les feuilles blanches qui m’acceptent, qui acceptent mes mots, mes cris, ma douleur, mais aussi ma haine de ceux qui ne me veulent pas ! Il n’y a que ce fichu papier, qui ne répond pas, qui ne donne aucun conseil, qui ne pleure pas, qui ne s’enrage pas !
C’est frustrant mais là, sur ce papier, je suis moi !! Je ne fais pas semblant, je ne plie pas, et je suis libre d’être moi, de crier ma colère au monde !
Savez-vous ce que c’est de se sentir invisible, mort ?? De savoir que notre existence ne signifie strictement rien pour les autres ? De savoir que vous êtes et serez toujours seule quoique vous fassiez, que vous disiez ?
C’est terrible la solitude absolue : c’est un vide qui ne vous quitte pas car vous savez que le vide du cœur est insondable et ne peut être comblé ! Pas quand ce vide est né avec vous, pas quand ce vide noir et absolu est quotidien !
Je vois les gens autour de moi et je les envie : les autres à l’école qui ignorent à tel point ils sont chanceux ! Eux, ils rentrent chez eux où ils sont attendus tous les jours ! Ils vivent, ils font partie de ce monde ! Moi, je rentre dans cet endroit qui ne sera jamais chez moi, sans aucune envie, sans aucun bonheur car je sais que personne ne souhaiterait m’y voir !
Ma vie n’est que vide absolu, sans aucun intérêt, ni pour moi, ni pour le monde ! Mais pourtant je vis, je pense, et j’observe ce qui m’entoure ! Les gens, les objets, les événements ! Et je sais que ces choses ne signifient rien pour moi !
Si vous saviez comme c’est fatigant de faire semblant au dehors !! Semblant du bonheur, semblant que tout va bien, semblant que tout est pour le mieux !! Car rien n’est pour le mieux dans mon monde ! Et je le sais ! C’est ça le plus dur, savoir que ma famille n’est que comédie, qu’elle n’existe que pour les apparences !! Semblant d’aimer son frère et sa sœur, sa mère et ce père qui ne dit rien, qui obéit, qui cède et ferme souvent les yeux ! C’est ça mon quotidien, sauver les apparences, avoir l’air « normale », ne rien laisser transparaître de ce qui se passe !! Peut-on être à la fois morte et vivante ?? Car c’est ce que je ressens ! Un gros vide, une indifférence à ce qui m’entoure ! Car mon monde, lui, n’est que haine, violence, artifices, faux-semblants ! Et personne ne sait, sauf ma grand-mère, qui agit à sa façon, qui m’offre un abri à chaque vacance scolaire, un endroit où je suis moi ! Où je peux être ! Mais comment lui dire que sa fille est un monstre de haine, comment lui faire comprendre ? Cela la briserait, je le sais ! Alors je me tais et je continue à être à la fois morte et vivante ! Je ne ressens rien, je n’aime personne car pour moi les autres sont des ennemis ! C’est normal de penser ça à 12 ans ?? De savoir, déjà, que le monde » n’est que fumée, que rien n’est ce qu’il paraît, qu’il faut se méfier à chaque instant, repérer les dangers, les éviter, courber le dos ?
Mes « copines » n’imaginent même pas ce que je pense, ce que je vis chaque jour !! Elles sont tellement « heureuses », « aimées », si banales (elles ne comprendraient même pas ce que j’écris là !)… Et elles seraient incapables de comprendre, elles n’ont que 12 ans ! Et une vie tellement banale, tellement heureuse ! Parfois, je les déteste car elles ont ce que je n’aurais jamais ! Mais elles ne savent même pas la chance qu’elles ont ! Moi qui n’ai pas, je sais, car je vois, j’observe et je sais que ma vie n’est rien du tout ! Rien car beaucoup ne voulaient pas que je sois là ! Je suis le symbole de la bêtise, des erreurs ! Et à 12 ans, je sais que quand un grand est face à ses erreurs, il doit absolument l’ « effacer », ou au moins, la camoufler !! Mais mes mots, eux, ils restent là, ils sont écrits ! Les mots, mes seuls amis, avec le papier, et le stylo ! Eux, ils savent !! (décembre 1982)

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Veuillez nettoyer le cendrier !

 

« Un matin comme un autre ! J’ai ouvert la fenêtre, allumé une cigarette et je regarde  en bas, les gens qui partent travailler, les collégiens qui vont en cours, la patrouille de police, la voisine qui sort son chien… Scène ordinaire d’une vie ordinaire.

Mais aujourd’hui est un jour extraordinaire ! Pour tous ces gens inconnus, pour moi….

Ma cigarette se consume entre mes doigts, le café a refroidi, mais je le bois sans vraiment faire attention ! Mes pensées sont ailleurs, je vois mais je suis ailleurs !

Aujourd’hui est le Jour où je dois agir ! Je sens mon cœur accélérer ! Mais ma tête reste froide ! Je réfléchis, je calcule, j’anticipe... Car ce que je vais faire sera unique!

Le ciel est nuageux, gris….Sûrement un signe ironique du destin ! Je finis mon café, écrase mon mégot, rallume une autre cigarette ! Et je fais mentalement le résumé! Et j’en arrive à la même conclusion, logique, implacable ! Aujourd’hui est le Jour !

J’ai pris la décision hier. Pas sur un coup de tête ! J’ai réfléchi, j’ai même fait un tableau avec une colonne « pour » et une autre « contre » ! Et logiquement j’ai opté pour le « pour » !  Puis j’ai effacé ce tableau ! Ça fera un mystère à éclaircir ! Ma tête est vide, je sais que ce sera bientôt !

9h, j’écrase ma cigarette ! Je vais prendre une douche !

9h20, je m’habille, puis je consulte mes mails ! Pubs, spam, conneries en tous genres !! J’éteins l’ordinateur, je le range dans sa sacoche ! Je vais nettoyer ma tasse, vider le cendrier ! Ah, je dois aussi payer ma dernière facture internet par téléphone !  C’est important que tout soit en ordre !

Il reste une cigarette dans le paquet, je l’allume et je retourne à la fenêtre !

Il est 10h ! C’est la récréation dans l’école primaire, j’entends les enfants crier, rire, heureux de vivre !

10h15, il est temps ! Les gamins sont rentrés dans leur classe ! J’enjambe la fenêtre, je lève la tête et sens l’odeur venant de chez la voisine, elle a dû mettre au four un gâteau !

10h16, je tends les bras, je ferme les yeux et je me laisse happer par ce vide de 4 étages !

Aujourd’hui fut une belle matinée, que j’aie terminée comme je l’ai commencée ! Dans l’anonymat le plus complet, sans un mot, sans rien pour expliquer ! Je suis partie, c’est simple, sans une explication ! De toute façon, qui s’en inquiète ?

Ma dernière pensée m’a fait sourire : personne ne saura jamais pourquoi, sauf moi ! Et certains se demanderont toujours quelles étaient mes raisons ! Assez drôle !! Seul regret : le cendrier avec un mégot dedans ! Quelqu’un devra le vider et le nettoyer ! J’ai horreur de l’odeur de tabac froid !! »

(05/04/2012)

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28 novembre 2018

Passons maintenant à la dernière histoire drôle ! Le percepteur de mon petit coin étrange est absolument super compétent, super bon…j'ai reçu ce jour un avis de poursuite d'un cabinet d'huissiers de Troyes ! Voici ma réponse, après un moment de réflexion durant lequel j'envisageais toutes les possibilités de meurtre ! Vous comprendrez de quoi on m’accuse !

« ****, le 14/12/2016 ;
Madame, Monsieur,

Je me permets de vous transmettre ce courrier suite à l’entretien téléphonique que j’ai eu ce jour avec votre standard.
J’ai en effet contacté votre cabinet lorsque j’ai eu la mauvaise surprise, ce midi, de recevoir un avis de poursuites par Huissier de Justice. J’avoue mon incompréhension totale quant à ce courrier, vu que je me suis acquitté de toutes les sommes dues auprès de ce créancier ! Paiement effectué le 03/11/2016 par une amie de toute confiance puisque la perception de *** n’étant ouverte au public que très rarement, et durant mes heures de travail, bien évidemment ! Je vous transmets une copie du reçu attestant que j’ai payé, et les factures inhérentes à cette somme !
Je tiens à émettre quelques petites remarques quant à la façon très étrange de fonctionner de la Trésorerie de M*****, un village assez important :
- Elle n’est accessible au public que le lundi, mardi et jeudi, de 9h à 16h (quand un employé daigne ouvrir !), alors que moi j’ai aussi un métier me prenant un minimum de 40h par semaine dont le lundi, mardi et jeudi (et pourtant je suis fonctionnaire) !
- Cette trésorerie (cela doit être l’une des seules en France à notre époque !) ne dispose d’aucun site de télépaiement (j’ai cherché et je n’ai point trouvé, étant pourtant informaticienne de métier !) S’il y en a un, il est aussi invisible que les employés !
- Je trouve par ailleurs assez mystérieux la somme réclamée que vous me demandez ! Car vous constaterez que j’ai payé une somme supérieure de presque 10 euros ! J’en conclus que le percepteur m’a éventuellement arnaquée ?? Ayant moi-même reçu deux courriers de ce monsieur me réclamant deux sommes différentes pour les deux mêmes factures, j’avais opté pour le paiement de la somme la plus importante, supérieure à la vôtre ! (j’aurai dû être moins honnête et attendre votre « offre » !).

Je comprends bien que vous ne faites que votre travail, mais je trouve absolument ahurissant que des services de ce type soient incapables de gérer leurs dossiers de façon cohérente et honnête ! Ce qui éviterait de telles situations totalement ubuesques !

Par ailleurs, dans l’hypothèse où la Trésorerie de M***** aurait l’idée ironique de demander votre intervention pour le règlement de la dernière facture émise par elle, je vous promets que j’ai payé, en temps et en heure ! (Ayant le défaut de travailler plus de 40h par semaine, c’est ma pauvre mère handicapée qui s’est « traîné » jusqu’à elle avec ma carte bleue, par un froid polaire en plus! ! Donc autant éviter de lancer une procédure, envoyez-moi un mail (je vous ai transmis mes coordonnées à cet effet car il m’est impossible d’utiliser mon mobile sur mon lieu de travail !), et je vous enverrai une attestation de paiement !
Je préfère prendre cela en dérision mais je compte bien aller à la Trésorerie pour demander s’ils ne se moquent pas des gens, avec un humour un peu plus cynique !

J’espère que mon courrier vous aura au moins fait rire un instant, et vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.

Vous remerciant pour votre attention, veuillez, Madame, Monsieur, agréer mes salutations distinguées.

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Coucou les gens! me voilà, pour vous narrer l'étrange histoire de mon trousseau de clefs! Comme vous le savez, je bosse dans un collège comme maton (euh non AED/TICE, mais ça y ressemble parfois)! A ce titre, il m'a été remis un magnifique trousseau contenant diverses clefs (les plus importante étant la clef des toilettes, et celle pour jeter les élèves le soir!). Mais moi, je dois faire face chaque jour de la semaine à un problème absolument terrible. Ce trousseau a décidé de m'éliminer lentement mais sûrement! Chaque matin, quand mon corps absolument parfait de sirène champenoise se met en route pour le collège, je prends mon sac de combat (euh, non, mon sac à dos!), rempli de divers outils de survie essentiels en milieu scolaire: taser (oups non, stylo 4 couleurs!), rations de survie (euh, lapsus, ce sont des barres de céréales, ayant tendance à avoir faim en dehors des heures réglementaires!), couteaux commandos (re lapsus, ce sont des tournevis! Ben oui, les pc, ils ne se démontent pas par télépathie!)! Et outil indispensable pour la journée: mon Bullet Journal! (vous ignorez totalement ce que c'est et je trouve cela très jouissif, vu que je suis une grosse sociopathe sadique!)! Donc, ce sac plein est le dernier élément de ma tenue de combat pour affronter les monstres en tout genre: jean, baskets qui vont bien (indice: quand je les ai aux pieds, j'ai le sentiment hallucinant que je vole! Vous voyez pas? ignares, autre indice, des air max!). Sitôt après les deux heures passées à vérifier mon équipement de survie, je constate qu'il est 8h10, que je dois être au boulot à 8h15 et que va effectivement falloir que je décolle! Donc, mon corps super parfait entre en mode Hussain Bolt courant un 100m dans les escaliers! Et arrivée au coin de la rue, le drame, un doute absolument atroce me pétrifie! Ai-je mon super trousseau de clefs? Donc, les air max se mettent en mode "je freine des deux pieds", le temps de fouiller mes poches (et je peux vous certifier qu'on a l'impression, à ce moment là, d'avoir des poches partout, et aussi profondes que la hauteur de l'Everest!!). Et là, bien évidemment, le doute se fait réalité cruelle et terrifiante! Donc, j'opère un virage d'au moins 3000 degrés pour effectuer un retour illico dans mon appartement! Et je vois mon trousseau qui me nargue, qui me regarde d'un air ironique et cruel, installé sur mon bureau!!! Voilà donc ma réalité quant à cette lutte acharnée contre l'oubli du trousseau de clefs!!!!

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